Socologist / Phd / Associate Prof. (Univ. Toulouse jean Jaurès) / Junior Member Institut Universitaire de France

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Seminar PoKES

The Politics of Knowledge, Expertise, and Science


Climat de confiance ? Appuyer les scientifiques sollicités par les décideurs politiques

 
vendredi 13 novembre

Lieu : Pessac, Université Bordeaux Montaigne, Maison de l’archéologie, amphithéâtre

Gratuit et ouvert au public : S’inscrire ici



Programme :


9:00 Café accueil

9:30 Introduction : Projet InterClim état des lieux

10:00-11:00 : Résultats InterClim / Guide en cours

11:00-12:15 : Table Ronde - Décision et mise en action

  • Valérie Barbier, Responsable Etudes et Analyses prospective, Agence de la Biodiversité, Région Nouvelle-Aquitaine
  • Mathilde Mus, Chargée d'études et d'évaluations de politiques publiques, Région Nouvelle-Aquitaine
  • Andy Smith, Directeur de Recherche, Centre Emile Durkheim, Science Po Bordeaux


12:15-14:00 : Déjeuner

14:00-15:30 : Panel – Interface science, politique et administration

  • Analyse des prémisses à l'élaboration d'une formation à la transition écologique à destination des hauts fonctionnaires de l'Etat, Margot Reyes, Université de Perpignan
  • Comment faire vivre les interfaces des transformations sociales ? Pierre Naves, consultant, chercheur associé de la scop Ellyx
  • Coopérer pour faire atterrir les rêves ? Cheminement d'un élu rural, Benjamin Malambic, Vice-Président en charge de l’environnement et du développement durable, CdC Rurales de l’Entre-Deux-Mers


15:30-15:45 : Pause café

15:45-17:00 : Atelier “guide pour les scientifiques”

Archive of Past events


Conference

Contentious Science, Tricky Politics: Experts and Scientists in Controversial Policy Debates in Europe and North America

Convenor: M. Stambolis-Ruhstorfer

October 20-22, 2021 Bordeaux


Call for Papers and Submissions (due May 1 2021)

Argumentaire


Pour faire face aux défis liés au changement climatique et à la dégradation environnementale, les décideurs politiques peuvent solliciter l’avis d’experts scientifiques. Que ce soit à l’échelle territoriale, nationale, ou internationale, les appels à éclairer la décision politique, via des rapports, des auditions et d’autres supports, se font nombreux. Par ailleurs, des injonctions, plus ou moins explicites, sont faites aux scientifiques pour se rendre utile à la société. Les incitations à faire de la “science citoyenne” ou bien à s’inscrire dans une démarche de “science avec et pour la société” (SAPS) sont désormais érigées en normes professionnelles appuyées par les instances de recherche françaises (universités, instituts, agences, etc.). Il semblerait donc que cette demande de collaboration entre experts scientifiques et décideurs soit une chose acquise et voulue de part et d’autre. Or, rares sont les études qui s'intéressent à la perspective des scientifiques sur leur interactions avec les acteurs du milieu politique et administratif. L’on suppose que les chercheurs et chercheuses souhaitent répondre à ce genre de sollicitation, que ces expériences sont positives et qu’ils et elles estiment que le recours à leur expertise se fait sans difficulté particulière. Pour aller au-delà de cette hypothèse, cette journée d’étude s’appuie sur les résultats du projet de recherche InterClim (financé par la Région Nouvelle-Aquitaine). Ce projet, qui mobilise des entretiens auprès de scientifiques qui ont eu à interagir avec les décideurs dans le cadre du GIEC, d’AcclimaTerra et d’autres instances, met en lumière la réalité de leurs expériences, bien plus complexes et difficiles que ce que l’on pourrait supposer. Cette journée d’études ponctuée d’interventions d’élus, de scientifiques et de fonctionnaires, invite le public à réfléchir aux enjeux liés à ces interactions dans le but de proposer des conseils éprouvés aux scientifiques qui se posent la question d’aller à la rencontre de décideurs politiques.

L'épigénétique, une science oublieuse des gender studies. Regards sur une promesse made in USA
Julie Jarty
Dans cette communication, j'entends proposer une critique féministe d'un programme de santé publique puisant sa légitimité dans le champ scientifique controversé de l'épigénétique : le programme dit des "mille premiers jours". Fabriqué au tournant des années 2010 dans les murs d'une ONG états-unienne monographiée pour l'occasion, ce programme ciblant prioritairement les ventres des corps gestants dans l'espoir d'améliorer la santé des générations futures s'étire peu à peu vers tous les pays occidentaux. Il se développe en France dans l'ombre de la crise sanitaire, à grand renfort d'expertises issues cette fois-ci de disciplines scientifiques avec lesquelles les études genre ont rompu le dialogue : neurosciences et psychologie.

Quelle lecture faire d'une politique dont l'ancrage scientifique conforte un regain d'attention tant à la santé mentale des femmes pendant la grossesse et le postpartum, qu'à chaque aliment qu'elles ingèrent, préparent ou donnent à leur progéniture ? En quoi l'encadrement des corps reproducteurs diffère-t-il de part et d'autre de l'Atlantique ? Et pourquoi cette circulation semble-t-elle se heurter à un invariant selon lequel les personnes les plus vulnérables restent aussi les plus surveillées et les plus stigmatisées ?

Par ces questions, il s'agira de montrer en quoi les études genre peuvent contribuer différemment au débat, et rappeler que la résorption des inégalités sociales de santé s'accompagne aussi d'un examen critique des conditions de possibilité de la parentalité légitime.Type your paragraph here.